Je suis marié, j’ai 3 enfants. Je suis actuellement dépanneur hydraulicien. A part le rallye je suis passionné de photographie et je réalise de temps en temps des miniatures
Peux-tu nous raconter comment tu as attrapé le virus du sport automobile ? Y at-il un moment précis qui t’a marqué ??
Mon 1er rallye en spectateur était le rallye Cédico 1993, j’avais 10ans. J’y accompagnais mon père. Durant quelques années, j’ai principalement été voir le rallye d’Ypres. Mais la vraie passion est surtout venue de ma rencontre avec Laurent Gracial au Lycée en 1997. Nous avons arpenté les spéciales de tous les rallyes où nous pouvions nous rendre, jusqu’à débuter la compétition ensemble au rallye de la Lys 2004.
Chaque épreuve est une aventure unique. Quel a été ton plus grand frisson en course ?
Les plus grands frissons négatifs, c’est forcément les sorties de routes surtout une que j’ai vu venir suite à la perte de frein. Du côté des grands frissons positifs, c’est les passages un peu « chaud », quand tu as l’impression que tu as fait de ton mieux
Parle-nous de ta voiture : qu’est-ce qui la rend spéciale à tes yeux ?
Actuellement, je roule sur une saxo vts N2. Suite à la perte des freins, j’ai dû changé la caisse et j’ai tout reconstruit moi-même. C’est un peu mon « bébé » et j’en suis assez fier. La voiture est fiable (0 abandon) et relativement peu couteuse
Dans le cockpit, c’est une vraie guerre des nerfs. Comment gères-tu la pression et les imprévus en spéciale ?
Je suis d’un naturel assez stressé mais une fois dans la voiture ça passe. Mes 2 sorties m’ont fait changé ma manière d’aborder les courses, j’attaque quand je le sens et je ne force plus quand j’ai un doute. Le principal est de se faire plaisir et de voir l’arrivée
Le sport auto demande des sacrifices. Quel a été le plus gros défi que tu as dû surmonter pour être sur la ligne de départ ?
2 gros sacrifices / défis:
– faire une pause de 11 ans pour construire une vie de famille
– prendre la décision de remonter une auto après 2 caisses en 6 rallyes
Si tu pouvais donner un conseil au “toi” du début, celui qui rêvait de monter dans une voiture de course, ce serait quoi ?
n’achètes pas la 1ère auto venue et mets les moyens
Chaque pilote ou copilote a ses petites habitudes avant un rallye. As-tu un rituel ou une superstition qui te suit à chaque course ?
Pas forcément de rituel, mais j’essaie d’éviter tous les imprévus donc j’ai tendance à vérifier plusieurs fois les choses
Le rallye, le circuit c’est aussi une question d’équipe. Quelle est la personne (ou l’équipe) sans qui rien ne serait possible pour toi ?
Je n’ai pas vraiment d’équipe à proprement dit, j’ai donc rejoint le team Express Auto Sport pour mon assistance, ils font un super boulot dans une super ambiance. Mais sans Laurent Gracial, je ne suis pas sûr que j’aurais osé me lancer dans le milieu et même encore maintenant on se soutient.
Le sport auto est un monde de passionnés. As-tu une idole ou une source d’inspiration qui t’a guidé dans ton parcours ?
Je n’ai pas vraiment d’idoles. Je suis admiratif de certains coup de volant mais ça va du pilote de mondial au pilote régional dans des petites classes
Et pour finir, si on se projette dans quelques années… Où aimerais-tu te voir et quel est ton plus grand rêve en rallye ?
J’aimerais un jour pouvoir faire un rallye de championnat du monde mais ça demande trop de sacrifices. J’ai envisagé même un championnat de France ou le rallye d’Ypres mais le budget est trop important.








